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2011 – la Légion d’Honneur honore Gustave Eiffel à Dijon
Lors de son congrès national, qui se tenait cette année à
Dijon, ville de naissance de Gustave Eiffel, la Société d’Entraide des Membres
de la Légion d’Honneur a tenu à rendre hommage à notre ancêtre, lui-même
officier de la Légion d’Honneur. Le mardi 7 juin 2011 étaient ainsi organisées dans
les locaux du Palais des Congrès de Dijon une exposition sur Eiffel, préparée
par des élèves de seconde du Lycée de Dijon qui porte son nom; ainsi qu’une
conférence sur le grand ingénieur animée par Sylvain Yeatman-Eiffel, président
d’honneur de l’ADGE, Savin Yeatman-Eiffel, trésorier de l’ADGE, et Mme Lochot, Directrice
des Archives municipales de Dijon.
Au cours de la conférence, à laquelle assistait près de 250
congressistes venus de toute la France, Sylvain Yeatman-Eiffel a rappelé la
carrière du célèbre ingénieur, en commençant par son enfance difficile à Dijon.
Gustave Eiffel, fait chevalier puis officier de la Légion d’Honneur, était
profondément amoureux de la France. Avant d’être honoré lui-même, il a tenu à
faire de la Tour Eiffel un panthéon pour tous les grands scientifiques français,
dont les noms de 72 d’entre eux ornent les cotés du premier étage de la Tour en
grandes lettres d’or en relief de 60 cm de haut.
Sylvain Yeatman-Eiffel a poursuivi son exposé sur l’affaire
de Panama et sur les pressions exercées par l’Assemblée Nationale sur le Conseil de
l’Ordre pour retirer à Gustave Eiffel sa légion. Tout comme la Justice, le
Conseil de l’Ordre ne trouva rien à reprocher à l’honneur de Gustave Eiffel et
ira jusqu’à démissionner en block, un cas très rare dans son histoire, pour
protester contre ces accusations infondées et les pressions politiques exercées
à son encontre.
Innocenté mais profondément blessé par l’affaire de Panama,
Gustave Eiffel se retira ensuite des affaires et se consacra jusqu’à la fin
de sa vie à d’importants travaux scientifiques de météorologie et d’aérodynamisme.
Ces derniers permirent, on l’oublie souvent, des avancées majeure dans le domaine de
l’aviation. Comme toujours, Eiffel livra tous les résultats de ses travaux
gratuitement à la communauté scientifique. Il accueillit également, avec le
même esprit de philanthropie, des projets du monde entier dans la soufflerie
qu’il fit construire d’abord aux pieds de la Tour, puis à partir de 1912 rue
Boileau à Auteuil, où elle existe encore.
En épilogue, Sylvain Yeatman-Eiffel a rappellé que la ville de
Dijon a été plus longue à laver l’honneur bafoué de l’enfant du pays. En plein
cœur de l’affaire, la ville avait en effet décidé à la hâte de débaptiser le
quai et le pont qui portaient le nom d'Eiffel. Il faudra attendre 1952
pour que le chanoine
Kir redonne à une avenue proche du lieu de naissance de notre
ancêtre le nom d’Eiffel. Le pont construit par Eiffel à Dijon, lui, a malheureusement été
détruit pendant la deuxième guerre mondiale.
La conférence fut poursuivie par une intervention de Savin Yeatman-Eiffel, dressant un rapide bilan des
actions de l’ADGE, et d’une présentation en image des lieux d’enfance de
Gustave Eiffel par Mme Lochot. Gageons que cette sympathique conférence et cet
hommage adressé à Gustave par ses pairs de la Légion d’Honneur dans la ville de
son enfance, scellent définitivement la fin de la longue incompréhension entre
Dijon et un de ses plus célèbre fils.

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