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Notice généalogique sur nos ancêtres |
Quelques années après l’an 1700, arrive à Paris Jean René Boenickausen, fils de Léo Henry Boenickausen, bourgeois de Marmagen, proche de Cologne, et de Gudule Schworenberg, son épouse. Il prend alors le nom de Eiffel, tiré, avec une légère altération, de son lieu d’origine : la province d’Eifel.
C’est avec la dénomination de Jean René Eiffel Boenickausen que, le trente avril 1711, après la mort de ses parents, il épouse Demoiselle Marie Frédérik Lideriz, fille de Charles Frédérik Lideriz, Suisse de Monseigneur le Duc de Grammont, et de Marguerite Bonpain, son épouse.
Le mariage, conclu en présence et avec la permission du Duc de Grammont, Souverain de Bidache, Sire de Lesparre, Gouverneur de Navarre et de Béarn....eut lieu, dans l’Hôtel de celui-ci, rue Neuve Saint Augustin, Paroisse Saint Roch.
La dot portée au contrat pour la future est de quinze cent livres ; peu de temps après le mariage, Jean René Eiffel entre, comme Agent Forestier, dans les Fermes du Roi. Il meurt, le 7 janvier 1734, à Saint Valéry en Picardie. Sa veuve vient se fixer à Paris, rue de Condé, Paroisse Saint Sulpice, avec ses enfants mineurs qui sont : Jean-Pierre Henry, Marie Marguerite et Catherine Suzanne. Un inventaire est dressé le3 juillet 1734, au nom de Madame veuve Eiffel, nom qui dès lors, a prédominé et a été exclusivement employé dans le langage courant. Le montant de ce curieux et modeste inventaire est de trois cent livres.
Le nom de Boenickausen Eiffel est quelquefois francisé et ainsi écrit : Bonie Kahozenne Eiffelle, comme on peut le voir dans l’état d’inventaire dressé en 1734.
La veuve de Jean René Eiffel épouse en seconde noces Monsieur Jean Dosseur, bourgeois de Paris, demeurant également rue de Condé. Sa fille Marie Marguerite Eiffel, épouse le Sieur Charles Louis Mion, Officier du Roi. De son autre fille, Catherine Suzanne, on ne trouve aucune trace ; elle a dû mourir jeune, car il n’en est pas question dans le contrat de mariage de son frère, Jean Pierre Henry, en 1743, ni postérieurement.
Jean Pierre Henry Eiffel, épouse, le 1er mai 1743, Demoiselle Marie Langoisseux, fille de feu Michel Guy Langoisseux, maître marchand tapissier à Paris, rue du Roi de Sicile, et de Demoiselle Aubry (Marie marguerite) sa veuve.
La dot de la future épouse est de deux mille livres ; celle du futur est de huit cent livres ; L’oncle Charles Frédérick Lideriz lui fait don de la somme de sept cent livres, qu’il lui avait avancée lors de son établissement comme maître-tapissier.
Charles Frédérick Lideriz, le Sieur Mion et son épouse Marie Marguerite sont témoins au contrat de mariage. Les nouveaux époux s’établissent marchands maîtres-tapissiers, Vieille rue du Temple, au Cul de sac d’Argenson, paroisse Saint Gervais.
Dans des actes de cette époque, ils sont désignés sous le nom unique d’Eiffel comme bourgeois de Paris.
Comme Jean Pierre Henry est celui qui nous intéresse davantage, nous en parlerons plus en détail. Il fut patronné par ses deux grands oncles, Christophe et Charles Bonpain, maîtres-tapissiers, beaux frères de Charles Frédérick Lideriz et par son oncle maternel Charles dit Frédérick, maître et marchand tapissier également. Ce sont les quatre premiers membres de la famille exerçant la profession de maître-tapissier ; on va en rencontrer un certain nombre d’autres, d’abord par le fait du mariage de Jean Pierre Henry avec Mademoiselle Marie Langoisseux, dont le père, Michel Guy Langoisseux, de son vivant, et le frère Louis Langoisseux, étaient également maîtres-marchands tapissiers.
C’était, du reste l’habitude générale dans les corporations, de conserver la profession des parents ; à cette excellente coutume était due l’habileté manuelle des artisans de cette époque . Ils vivaient dans la même atmosphère professionnelle et faisaient leur apprentissage de la façon la plus sérieuse jusqu’à ce qu’ils devinssent maîtres. Aussi connaissaient-ils leur métier à fond et le pratiquaient-ils avec goût et respect. En outre, la profession de tapissier était une profession d’élite ; elle nous a laissé, dans cet art délicat de l’ameublement, des modèles charmants, que nous admirons et copions encore aujourd’hui, comme un des plus précieux produit du goût français. Les tapissiers de cette époque, l’une des plus brillantes du XVIIIème siècle étaient de véritables artistes. On peut d’ailleurs le voir par les portraits de deux d’entre eux, conservés dans le salon de la rue Rabelais, monsieur Joseph et mademoiselle Marguerite Lachapelle, qui avaient certainement les goûts et les habitudes des artistes avec lesquels ils collaboraient. La tradition n’a été interrompue que par la Révolution et les guerres de l’Empire.
Dans la famille, il y a eu, au XVIIIème siècle, dix maîtres tapissiers, les deux derniers ont été Antoine Jacques François Lachapelle et mon grand père Alexandre Marie Eiffel, qui avait épousé la fille de celui-ci.
Du mariage de Jean Pierre Henry Eiffel et de Marie Langoisseux naquirent :
1° trois fils, qui envoyés en nourrice en Picardie et en Normandie, y meurent successivement en 1749, 1751, 1756.
2° une fille, Jeanne Marie, en 1754, qui épousa en premières noces, Antoine Robert Potin, Receveur de Rentes, demeurant rue de la Verrerie 103, à Paris. C’est là qu’elle meurt en 1804 ;
3° un dernier enfant naît en 1758, Alexandre Marie Eiffel, lequel est mon grand père. On voit que, par une particularité singulière, qui se répète jusqu'à moi, il n’y a simultanément qu’un enfant mâle dans la famille.
Il s’établit lui-même, comme marchand-tapissier, à Paris, rue de la Verrerie, section des Arcis.
Alexandre Marie Eiffel épouse , le 31 janvier 1793, damoiselle Marguerite Joséphine Lachapelle, née le 1er avril 1772, fille d’Antoine Jacques François Lachapelle et d’Antoinette Véronique Dauphin, lesquels demeuraient à Paris, sous les piliers de la Tonnellerie. Au moment du mariage de leur fille, ils sont déclarés absents sans nouvelles ; En effet, ayant été signalés comme tapissiers du ROY, ils ont dû disparaître sans laisser aucune trace par la fuite hors de France ce qui était dissimulé par la formule habituelle de cette époque « absents sans nouvelles ».
La future est représentée par le citoyen Joseph Lachapelle, frère de son père, marchand maître-tapissier comme lui, et demeurant également sous les piliers de la Tonnellerie, section du Bon Conseil, stipulant au nom et comme tuteur ad hoc de la future demeurant chez lui. Il est connu dans la famille sous le nom de Petit Oncle. Joseph Lachapelle était né en 1749 et est mort à Paris le 20 février 1839, à l’age de 90 ans. Intervient aussi au contrat de mariage damoiselle Marguerite Lachapelle, demeurant à Paris avec le citoyen Joseph Lachapelle, son frère, dont elle est l’associée . Cette demoiselle était nommée par mon père, la Petite Tante. Elle était née à Paris en 1747 et y est morte le 17 février 1823. Leurs deux portraits, provenant de la succession de mon père, sont actuellement placés dans le grand salon, rue Rabelais, à Paris.
Il y avait encore comme témoins au contrat damoiselle Françoise Véronique Lachapelle, née en 1773, sœur de la future, et damoiselle Marie Jeanne Eiffel, épouse Potin, sœur du futur.
Damoiselle Françoise Véronique Lachapelle épousa plus tard Jérôme Debarbouiller. Cette tante de mon père était connue sous le nom de Tante Debar ; elle mourut sans enfant, à Boulogne sur Seine, 129 Grande Rue, le 18 décembre 1850. Elle avait une assez large aisance, par suite de son mariage, et habitait un petit hôtel avec jardin, Grande Rue à Boulogne sur Seine, laquelle va de la porte du Bois à la rue principale. Elle aimait beaucoup mon père, qui allait la voir à chacun de ses voyages à Paris, et qu’elle avait institué son légataire universel. Mais un incident qui se produisit à l’enterrement de ma grand mère vint gâter les choses. Une pluie d’orage peu avant celui-ci fut la cause que dans le fond de la fosse séjournait de l’eau, de sorte que quand on descendit le cercueil, il paraissait plonger en partie dans l’eau . Madame Debar s’en aperçut et poussa les hauts cris, disant que c’était une indignité que sa sœur fût enterrée dans de telles conditions et qu’elle ne voulait plus revoir mon père ? Aussi révoqua-t-elle son legs et son héritage passa à ses autres neveux et nièces.
Damoiselle Jeanne Marie Eiffel, épouse de monsieur Potin et sœur de Alexandre Marie Eiffel, née en 1754 est morte le 12 octobre 1804.
La dot du futur époux était de neuf mille livres, celle de la future épouse de sept mille livres.
Monsieur Joseph et Mademoiselle Marguerite Lachapelle (le Petit Oncle et la Petite Tante) dont le souvenir était vénéré dans la famille, sont restés célibataires pour se consacrer à l’éducation de leurs nièces qu’ils avaient recueillies lors de la disparition des parents de celles-ci : François Lachapelle et Antoinette Dauphin, son épouse.
Les enfants restés à leur charge étaient :
1° Marguerite Joséphine Lachapelle, qui est devenue ma grand mère,
2° Françoise Véronique Lachapelle, qui est devenue Madame Débarbouiller (tante Debar), dont il vient d’être question et qui est morte sans enfant,
3° Gabrielle Lachapelle, qui épousa Monsieur Morel, sur lequel je ne sais rien, sinon que de ce mariage naquirent trois filles, qui étaient établies couturières en robes à Paris. L’aînée, Henriette Françoise, née à Paris le 6 octobre 1809, est morte à Saint Germain en Laye, le 3 février 1893, veuve de Monsieur Louis Laurent Monnet. C’est elle qui m’a légué les portraits à l’huile de Monsieur et mademoiselle Lachapelle « petit oncle » et « petite tante », qui se trouvent dans ma chambre à coucher rue Rabelais, et deux belles gravures représentant l’une le sacre de Louis XVI, l’autre, le Bal de Fiancailles du Dauphin. La seconde fille épousa un employé de banque, Monsieur César Zéphirin Lorin, que mon père appelait « le cousin Lorin », et que j’ai connu personnellement ; il est mort en 1855. Je reviendrai sur la descendance de cette branche de la famille à propos de mes relations postérieures avec son petit-fils et son arrière-petit-fils. Quant à la troisième fille de Madame Morel-Lachapelle, nous n'avons aucun renseignement;
Pour en revenir à mon grand père, Alexandre Marie Eiffel, il eut de son mariage avec Mademoiselle Marguerite Joséphine Lachapelle, deux enfants ;
1°une fille Eugénie, qui épousa un pharmacien nommé Leroy, établi rue Saint Honoré à Paris. De leur mariage naquit une fille, Joséphine, qui est morte à 24 ans célibataire. C’était une cousine que j’ai connue .
2°un fils, qui est mon père. François Alexandre Eiffel, né le 10 Pluviôse de l’an III (29 janvier 1795), à Paris, aux Petits Piliers (ce doit être la demeure même de l’oncle Joseph Lachapelle, où le jeune ménage était revenu après avoir quitté leur premier établissement). Les témoins sont : Joseph Lachapelle, 46 ans, demeurant au même lieu, son grand-oncle maternel, et Antoine Potin, 40 ans, son grand-oncle côté paternel.
Le vingt deux février 1806 meurt, à 49 ans, mon grand-père Alexandre Marie Eiffel, qui s’était installé à nouveau comme marchand maître-tapissier, dans la rue Neuve saint Eustache n° 15, division de Brutus. Sa veuve, ma grand-mère Marguerite Joséphine Lachapelle, lui survécut de 43 ans ; elle est décédée à Belleville, le 12 septembre 1849. Des deux je possède des médaillons renfermant des cheveux, et sur le revers desquels on trouve écrits leurs noms et la date de leur décès.
François Alexandre Eiffel, mon père, s’engagea à l’âge de 16 ans comme volontaire en 1811. Il fit dans le 5ème Régiment de Lanciers ou Hussards de Berchigny, trois campagnes en Italie, avec le Prince Eugène de Beauharnais, et reçut deux blessures à l’ennemi. Il fut licencié à la Restauration, en 1816, en qualité d’adjudant. Il dut se réengager peu après dans les Chasseurs de l’Oise, en abandonnant son grade. Il fut envoyé à l’Ecole de Saumur pendant les années 1820, 1821, 1822, et il assista à la conspiration du Général Berton où il se signala.
Son séjour à l’Ecole de Saumur fut l’époque de la vie de mon père qui lui laissa les meilleurs souvenirs. Il en parlait toujours avec une vive émotion, qu’il nous faisait partager, en nous citant des détails de carrousels et de course des têtes et en nous exposant, de la façon la plus intéressante, la vie de l’intérieur de l’Ecole. Il a écrit de sa main, une série de volumes reproduisant quelques uns des cours qu’il y suivit. Ces livres, admirablement écrits, sont conservés avec piété dans ma bibliothèque. A son retour au régiment, en 1823, il fut de nouveau nommé Adjudant.
Pendant son séjour de garnison à Dijon, il quitta le service en 1824, et épousa, comme ex-adjudant du 15ème régiment de Chasseurs à cheval, le 23 novembre 1834, à l'âge de 29 ans, Mademoiselle Catherine Mélanie Moneuse, âgée de 25 ans, native de Dijon, fille de Jean Baptiste Moneuse, négociant en bois, rue Turgot, et de Jeanne Peuriot son épouse.
Plus tard mon père entra , comme premier secrétaire, dans les bureaux du sous-intendant militaire Rabou qui eut pour lui la plus grande considération. Lors de la réorganisation de la Garde nationale en 1831, mon père fut élu capitaine et en 1834, nommé capitaine rapporteur près le Conseil de Discipline . Il habitait à cette époque la rue Turgot à Dijon, près de ses beaux-parents. En 1832, à la retraite de M. Rabou, il fut placé dans les bureaux de la Préfecture. Il quitta ce poste pour entrer dans les affaires avec sa femme, ma mère, qui avait installé, sur le port du canal, un commerce de charbon comme entrepositaire des Mines d’Epinac.
Après avoir gagné, grâce surtout à l’énergie de ma mère, une très belle aisance, il se retira du commerce du charbon en 1843. Il vint alors habiter le Castel, propriété de monsieur Regneau, brasseur, dont il devint l’associé et dont moi j’épouserai plus tard la petite fille.
En 1865, il se retira enfin dans sa maison, rue Victor Dumay, avec ma mère, qui y mourut le 26 février 1878 dans sa 79 ème année. Lui-même mourut l’année suivante, le 15 septembre 1879, dans sa 85 ème année . De leur mariage étaient nés :
1° Alexandre Gustave Eiffel, le 15 décembre 1832, qui épousa le 8 juillet 1862, Mademoiselle Geneviève Emilie Marie Gaudelet, née en 1844, fille de Jean Baptiste Gaudelet et de Françoise Appoline Regneau, et qui est décédée, à Levallois Perret le 8 septembre 1877, âgée de 32 ans.
2° Catherine Marie, née le 4 novembre 1834, qui épousa en premières noces Armand Hussonmorel, minotier à Dôle, qui mourut à New York le 4 avril 1871 . En secondes noces, le Docteur Albert Hénocque, à Paris le 8 février 1872. Elle est morte le 28 mai 1901 ; le Docteur lui-même mourut l’année suivante le 26 décembre 1902. Madame Albert Hénocque, était une femme d’une rare intelligence et d’un grand dévouement. En 1858 quelques années avant mon mariage, elle m’accompagna à Bordeaux, où je construisais le pont métallique. Plus tard, en 1863, elle revint avec moi habiter Clichy la Garenne, aux Ateliers de Construction de la Cie générale de Matériels de Chemins de Fer, présidée par monsieur François Pauwelles ;
Le docteur Hénocque, ancien interne des hôpitaux de Paris, était un homme d’une extrême bonté et d’une grande science ; il était directeur adjoint au laboratoire de Physique Biologique (Collège de France). Il avait obtenu la médaille de l’Internat, celle des Epidémies et avait été nommé Chevalier de la Légion d’honneur. Parmi ses travaux originaux, il faut citer ceux très importants relatifs à l’examen du sang et à la durée de réduction, l’Oxyhémoglobine, laquelle durée est prise comme indice très sûr de sa richesse. L’examen d’une goutte de sang entre deux plaques de verre, graduées et inclinées l’une par rapport à l’autre, constitue l’Hémascope Hénocque ; il a permis de nombreuses recherches et a fait l’objet de plusieurs brochures descriptives.
Tous deux, M . et Mme Hénocque, m’ont été de l’aide la plus précieuse, après la mort de ma femme dans l’éducation de mes enfants et dans les soins apportés à leur développement moral et physique.
Si j’ai eu le bonheur de n’en perdre aucun, cela est dû certainement à la constance sollicitude si éclairée de M. et Mme Hénocque, pour lesquels mes enfants et moi-même nous n’aurons jamais trop de reconnaissance. Leur souvenir devra être vénéré comme celui de « petit oncle » et de « petite tante ». Et c’est justice qu’on les appelait Bon Oncle et Bonne Tante.
3° Laure Alexandrine, née le 23 mars 1836, qui épousa en 1854, M. Joseph Collin, directeur du Haut-Fourneau et de la Fonderie de Chatillon sur Seine. Etant atteinte d’une maladie très grave, qui nécessitait des soins tout particulier , elle vint s’installer chez moi, en 1864, et y mourut le 11 août de la même année, laissant une fille Jeanne, née à Chatillon sur Seine, le 25 janvier 1856, laquelle a été élevée en partie à Dijon, chez mes parents, et en partie chez moi à Levallois Perret. C’est là qu’elle se maria, en mai 1875 avec M. Lucien Dupain.
Après la fermeture du Haut-Fourneau et un essai d’installation commerciale à Chatillon, j’avais fait à M. Collin lui-même une position dans mes entreprises et je lui donnai à diriger notamment les travaux du pont de Porto, en Portugal, en 1875, ainsi que ceux des ponts sur la ligne de la Vendée. Après leur achèvement il acquit une briqueterie à Goussainville. Cette entreprise n’ayant pas donné les résultats que l’on en attendait, il alla se fixer à Laignes, arrondissement de Chatillon sur Seine. C’est là qu’il mourut le 23 juin 1900.
M. Lucien Dupain, mari de Jeanne Collin, né le 8 janvier 1851, Intendant Militaire, ayant rang de Général, eut une brillante carrière militaire. Il sortit de l’Ecole Polytechnique pour entrer à l’Etat-Major qu’il a quitté lors de la suppression de ce corps pour entrer dans l’Intendance, dont il occupa successivement tous les grades avec une distinction très remarquée dans les postes les plus difficiles. Il a été, pendant trois ans, Professeur à l’Ecole de Guerre ; pendant quatre ans, Chef de la section technique de l’Intendance, il a fait fonction d’Intendant Général. A la fin de celle-ci, il fut mis à la retraite et promu Commandant de la Légion d’Honneur. Les insignes de ce grade lui furent remis dans une solennelle prise d’armes aux Invalides, des mains du Général Berdoulat, Gouverneur Militaire de Paris.
Du mariage de M. et Mme Dupain, est né, en 1876, à Compiègne, un fils Raoul, qui entra à l’Ecole Saint Maixent, dont il sortit sous-lieutenant.. Après une conduite brillante pendant la guerre de 14-18, il a été nommé substitut du Commissaire du Gouvernement à Clermont-Ferrand.
Marié, le 28 septembre 1908, à Lucie de Laporte, née le 24 juillet1884 ; ils eurent trois enfants :Laure, née le 21 juillet 1909, Denyse née le 9 octobre 1911 et Jean né le 1er juillet 1914.
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