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Si la Tour Eiffel a rendu célèbre à travers le monde entier son constructeur, la cérémonie qui s’est tenue au pied de la Dame de Fer mercredi 27 octobre dernier à 14 heures 30 avait pour but de mettre en valeur les ouvriers qui prirent part à ce gigantesque et révolutionnaire chantier. L’esplanade situé sous les quatre piliers portera désormais le nom d’Esplanade des ouvriers de la Tour Eiffel.

Jean-François Martins et Rachida Dati (à droite); Karen Taïeb, Maria Luisa Provini, Élisabeth Morisson-Provini et Savin Yeatman-Eiffel (à gauche), dévoilent la plaque au nom du nouvel esplanade

L’inauguration a eu lieu en présence notamment de Rachida Dati, Maire du 7e arrondissement ; Karen Taïeb, Adjointe à la Maire de Paris chargée du patrimoine, de l’histoire de Paris et des relations avec les cultes ; Jean-François Martins, président de la société d’exploitation de la Tour Eiffel ; la petite fille de Mr. Provini, un des ouvriers de la tour Eiffel ; et notre vice-Président Savin Yeatman-Eiffel, arrière-arrière-arrière-petit-fils du grand ingénieur.

Savin Yeatman-Eiffel au centre, entouré de Rachida Dati à gauche, Karen Taïeb et Jean-François Martins à droite,

Dans son discours, notre vice-président choisit volontairement de parler très peu d’Eiffel lui-même, se limitant à évoquer son soucis de la sécurité sur le chantier et les liens forts le liant à ses hommes, qui le suivirent pour certains, chantier après chantier de Maria-Pia à Garabit et jusqu’à l’apothéose de la tour du Champ de Mars (et le firent d’ailleurs parfois en famille comme Baudrand, père et fils; Calmels, père et fils; les frères Antoine Calzia et Jean Calzia; ou encore les Marcel ou les Vidal). Savin évoqua par contre longuement le travail de ces fiers ouvriers, à une époque où l’on se sert encore avant tout de la force de ses bras. Sur le Champ de Mars se cotoyaient ainsi les « monteurs », chargés de monter les pièces et le matériel jusqu’en haut du chantier; les « compagnons charpentiers », qui construisaient au fur et à mesure les plateformes temporaires et les gardes fous pour que les autres puissent travailler sans danger; et les « riveurs » – véritables unités d’élites du chantier – qui posèrent 1.000.000 de rivet sur la tour, à des hauteurs souvent vertigineuses ! Savin souligna aussi le travail capital des ouvriers des ateliers Eiffel de Levallois-Perret, qui préparèrent et pré-rivetèrent les 18.000 pièces nécessaires à l’édification de la tour. Ce sont eux-aussi des Ouvriers de Tour Eiffel à part entière, il ne faut pas l’oublier !

Se félicitant de la présence des descendants de Mr. Provini, Savin rappela qu’il avait tenté par le passé d’organiser un repas entre descendants des différents participants à la tour: ingénieurs, ouvriers et personnels administratifs. Ses recherches, auprès des organismes de Compagnons notamment, ne s’était pas révélées concluentes à l’époque. Il espère que cette inauguration attirera l’attention d’autres familles liées à la tour Eiffel et que celles-ci penseront à prendre contact avec l’ADGE afin de pouvoir partager tous ensemble les souvenirs gardés par les uns et les autres sur la construction de la Tour, et passés depuis de générations en générations.

Deux familles de descendants réunis: la famille Provini, entourant Maria Luisa Provini, 90 ans (au centre) pour les descendants des ouvriers de la Tour; Vincent Larnaudie-Eiffel, Achille, Arion et Savin Yeatman-Eiffel pour les descendants de Gustave Eiffel.

Pour finir, Savin Yeatman-Eiffel demanda une ovation pour les ouvriers de la Tour Eiffel : « Je crois qu’on peut remercier tous ces hommes merveilleux pour leur énergie, leur passion. Sans eux, la Tour ne serait qu’un beau projet. Gustave leur faisait confiance et ils le lui ont bien rendu. Bravo aux ouvriers de la tour Eiffel, et vive la tour de 300 mètres ! »

La Présidente et le Vice-Président de l’ADGE étaient présents, à l’invitation de Pathé, à l’avant-première du film Eiffel de Martin Bourboulon, qui a fait l’ouverture du Festival du Film Francophone d’Angoulême ce mardi 24 août.

Romain Duris, Savin Yeatman-Eiffel, Myriam Larnaudie-Eiffel, Martin Bourboulon

Si notre association n’a pas été directement associée à la production du film, nous avons été tenu au courant du déroulement du tournage par sa productrice Vanessa Van Zuylen. En début d’année, à la suite d’une première projection privée, notre Conseil d’Administration a pris la décision d’apporter son soutien au film, en raison notamment de la manière dont il capture l’énergie de Gustave Eiffel entrepreneur et de l’interprétation très convaincante qu’en donne Romain Duris :

Ce film est pour nous, descendants de Gustave Eiffel, un très bel hommage rendu à notre aïeul. Martin Bourboulon et ses équipes nous présentent un homme profondément humain, retranscrivant avec intelligence le formidable entrepreneur qu’il était, sa proximité avec ses équipes, son audace. C’est cette force de caractère, faite de détermination et sensibilité, qui a permis à Gustave Eiffel de relever l’incroyable défi de la construction de la Tour de 300 mètres, cette Tour qui fascine toujours autant aujourd’hui qu’en 1889 – Association des Descendants de Gustave Eiffel

C’est ce message que notre Présidente, Myriam Larnaudie-Eiffel, a réexprimé sur la scène du  Théâtre d’Angoulême juste avant la projection, en présence de l’équipe du film.

Notre présidente s’exprimant aux côtés de Vanessa Van Zuylen (productrice), Jérome Seydoux (producteur), Martin Bourboulon (réalisateur), Romain Duris (interprète d’Eiffel) et Emma Mackay (interprète d’Adrienne).

Budgété à 23 millions d’euros, Eiffel est un projet d’une rare ampleur pour un film Français. Il  a également connu une très longue gestation: le premier projet a été écrit par Caroline Bongrand il y a vingt ans, suscitant tour à tour l’intérêt de nombreux réalisateurs parmi lesquels Ridley Scott ou Luc Besson. C’est au final la dernière mouture, sous la houlette de la productrice Vanessa Van Zuylen et  du réalisateur Martin Bourboulon, qui a fini par convaincre les investisseurs avec dans les rôles principaux Romain Duris (Gustave Eiffel) et la très belle Emma Makey (Adrienne Bourgès).

On insistera ici sur le fait que le film Eiffel n’est pas un biopic mais une adaptation libre des faits historiques, s’appuyant sur ceux-ci pour les « prolonger et offrir », selon les mots de son réalisateur « le plus généreusement possible le spectacle d’une grande histoire d’amour croisée avec un film d’aventures ». Si sur ce plan il réussit fort bien à tenir son pari, les connaisseurs de le Tour et les descendants des principaux protagonistes seront certainement choqués de certains oublis ou transformations des faits historiques: le rôle central joué par Koechlin et Nougier est ainsi quasiment occulté, alors qu’Adolphe Salles, pourtant polytechnicien et proche collaborateur d’Eiffel, est réduit à une simple figure humoristique.

Le présupposé du scénario est que Gustave recroise en 1886 un ancien amour de jeunesse (Adrienne Bourgès) dont les parents lui avaient autrefois refusé la main. Dans le film, cette rencontre bouleverse leurs vies et joue un rôle insoupçonné dans la construction de la Tour Eiffel.

S’il y a donc une très large part de fiction dans le film, les scènes de construction de la Tour, notamment les systèmes mis en place pour équilibrer les quatre pilliers les uns par rapport aux autres au moment de la jonction du premier étage, ou l’utilisation des caissons à air-comprimé pour les fondations des piliers nord et ouest, sont fort bien reconstituées.

Il est également absolument véridique qu’Adrienne Bourgès, fille de l’important négociant qui fournissait le chantier du pont de Bordeaux en bois (chantier dont Gustave Eiffel était le maitre d’œuvre de 1858 à 1860), a été un amour de jeunesse important pour notre ancêtre. Les deux jeunes gens s’appréciaient et devaient se marier jusqu’à ce que les parents d’Adrienne, après avoir enquêtés sur les origines familiales de Gustave, décident que le jeune ingénieur n’avait pas un statut social suffisant pour leur fille, et annulent le mariage au tout dernier moment. Il est aussi tout à fait vrai qu’en dépit de cette désagréable mésaventure les liens entre Eiffel et la famille Bourgès se sont renoués par la suite : un de ses fils, Edouard, a épousé la nièce d’Adrienne, Marie-Louise.

Nous attendons avec intérêt de voir l’accueil que le public réservera à la sortie du film, plusieurs fois repoussée en raison de la situation sanitaire, et fixée désormais au 13 octobre 2021.

Savin Yeatman-Eiffel

Sans doute l’œuvre la plus emblématique de Gustave Eiffel après la tour Eiffel, le viaduc de Garabit est resté en service sans discontinuité depuis sa mise en service il y a 132 ans, lien indispensable entre les deux côtés de la vallée de la Truyère et, notamment, accès privilégié pour l’usine ArcelorMittal de Saint-Chély, qui est une des plus importantes de Lozère.

Mais la ligne est désormais menacée, faute de moyens suffisants pour la rénover. Le tronçon entre Saint-Chély-d’Apcher (Lozère) à Neussargues (Cantal) est fermé jusqu’à nouvel ordre pour raison de sécurité et c’est justement celui où se trouve le viaduc d’Eiffel. La nouvelle campagne de peinture de ce dernier, qui devait avoir lieu en 2020, a été repoussée sans qu’aucune nouvelle date ne soit actuellement fixée.

Personne pour l’heure ne parle officiellement d’une fermeture définitive de la ligne, mais de la suspension à la fermeture, il n’y a qu’un pas et certains sont depuis longtemps tenter de le franchir. Si cela devait se produire, en dehors des conséquences dramatiques pour la région, la question de la pérennité du Viaduc de Garabit se poserait, tout comme il se pose déjà malheureusement à Porto pour le pont Maria-Pia, autre œuvre majeure d’Eiffel qui se trouve dans un état inquiétant depuis qu’il ne sert plus directement au trafic ferroviaire.

Nos amis de l’association des Amis de Garabit se mobilisent déjà sur place et nous leur apportons notre entier soutien ! Voici un lien vers leur site ainsi qu’un lien vers une pétition de soutien sur le site change.org.

Nous allons continuer à suivre les évènements de très près.

Savin Yeatman-Eiffel

 

 

Dans son livre « Mélanie Eiffel, mère et femme d’entreprise moderne en Bourgogne » la passionnée et passionnante Véronique Brunet s’intéressait à la carrière tout à fait inhabituelle de femme d’affaire de la mère de Gustave, en plein cœur de la révolution industrielle.

Son nouvel ouvrage : « Gustave Eiffel, une enfance en Bourgogne » se concentre sur les années de jeunesse du grand ingénieur. Gustave passe la plus grande partie de son enfance séparé de ses parents, chez sa grand-mère maternelle rue Turgot, puis en pension au Collège et au Lycée de Dijon, avant de partir faire sa prépa au collège Sainte-Barbe à Paris et entrer à l’École Centrale. Il y a heureusement aussi des moments de détentes, comme les vacances passées chez sa tante Viard à Gilly, les visites de Gustave au Clos de Vougeot ou ses séjours à Longecourt chez son ami Alfred Lavieille.

Véronique Brunet nous fait revivre ces lieux et cette époque des années 1830/1840 à l’aide d’une riche iconographie et de nombreux extraits des correspondances de Gustave avec sa famille et ses amis.  Un chapitre consacré à la correspondance entre le jeune homme et sa sœur cadette, Marie, se révèle particulièrement touchant. La jeune femme, qui a probablement senti très tôt le potentiel de son frère, se révèle à la fois une amie et une confidente. Sincèrement préoccupée par la relative contre-performance de Gustave à l’issue de sa première année de prépa, elle est toujours prête à l’encourager et à le pousser à faire mieux.

« Gustave Eiffel, une enfance en Bourgogne » est paru aux Éditions du Révermont.

Savin Yeatman-Eiffel

Alexandre Delimoges reprend courageusement son spectacle primé « Gustave Eiffel, en Fer et contre Tous », dont nous avions déjà parlé dans une précédente critique. Il se produira dans toute la France, comme d’habitude seul sur scène face au public, au cours des prochains mois.

Nous ne pouvons qu’encourager son initiative en faisant suivre ici les dates des représentations déjà fixée:

GUSTAVE EIFFEL : Vendredi 2 Octobre 2020 à 14H et 20H30
Théâtre Jean Ferrat, Place du Champs de Mars, 16600 RUELLE SUR TOUVRE
Réservations : 05 45 65 85 46

GUSTAVE EIFFEL : Samedi 31 Octobre 2020 à 20H30
Le Café-Théâtre, 98 avenue de Versailles, 94320 THIAIS
Réservations  en ligne : 01 48 92 42 38

GUSTAVE EIFFEL : Vendredi 13 Novembre 2020 à 21H
Espace Monestié, 1 rue des Fauvettes, 31830 Plaisance-du-Touch
Réservations  en ligne : 05 62 13 54 96

GUSTAVE EIFFEL : Samedi 14 Novembre 2020 à 20H30 (et Dimanche 15 Novembre 15H à confirmer)
La Maison du Berger, Le Crocq, 87400 LA GENEYTOUSE
Réservations : 05 55 09 73 79

GUSTAVE EIFFEL : Mardi 17 Novembre 2020
Espace St Exupéry, 16 place de l’Europe, 77184 EMERAINVILLE

GUSTAVE EIFFEL : Samedi 21 Novembre 2020 à 21H
Dimanche 22 Novembre à 15H

CONFIDENTIEL THEATRE, 135 Avenue Louis Pasteur, 84000 AVIGNON
Réservations : 04 90 03 85 09

GUSTAVE EIFFEL : Samedi 28 Novembre 2020 à 15H
Médiathèque, Rue Jules Ferry, 28110 LUCÉ
Réservations : 02 37 25 68 16

GUSTAVE EIFFEL : Samedi 12 Décembre 2020
Théâtre Blanche de Castille, 78300 POISSY
Réservations : 01 39 22 53 57

GUSTAVE EIFFEL : du 17 au 22 Décembre 2020
Théâtre de Poche Graslin, 5 rue Lekain, 44000 NANTES
Réservations : 02 40 47 34 44

GUSTAVE EIFFEL : Jeudi 11 Mars 2021 à 14H et 20H30
Printemps du Rire, Pavillon République, 1 boulevard de la Marquette 31000 TOULOUSE

GUSTAVE EIFFEL : Vendredi 12 Mars 2021 à 15H et 21H et Samedi 13 Mars à 21H
LA COUPOLE – 12 boulevard Pasteur – 63000 CLERMONT-FERRAND
Réservations : 07 56 89 33 33

GUSTAVE EIFFEL : Vendredi 19 Mars 2021 à 14H et 20H30
THEATRE MONTDORY, 5 rue du Général Giraud, 76360 BARENTIN
Réservations : 02 32 94 90 23

GUSTAVE EIFFEL : Jeudi 25 (scolaires) et Vendredi 26 Mars 2021 à 21H
Théâtre Maison Clairbois, 1526 avenue de Berrère, 40390 LE SEIGNANX
Réservations : 05 59 56 61 61

Avec l’épidémie du Covid-19, la Tour Eiffel n’avait jamais fermé ses portes aussi longtemps depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Pour saluer la réouverture de la Dame de Fer, l’ADGE était fort bien représentée dans les médias par notre cousin Savin Yeatman-Eiffel. Le jour de la réouverture, il était « l’Invité Inattendu » de Matthieu Belliard sur la matinale d’Europe 1, en replay ici.

Plus tard le même jour, ainsi que le jour suivant, France 3 rediffusait un excellent reportage sur la Tour en deux parties dans l’émission Météo à La Carte, auquel notre cousin avait participé l’année dernière.

Replay de la première partie ici.

Replay de la seconde partie ici.

Même s’il est toujours aussi important de respecter la distanciation et les gestes barrières, quelle joie de voir notre chère Tour Eiffel à nouveau accessible au public !

 

Après plus de trois mois de fermeture, l’attente aura été longue pour tous les amoureux de la Dame de Fer. Mais la Tour va commencer sa réouverture progressivement à partir du 25 juin prochain 10 heures.

Attention, dans un premier temps, les ascenseurs resteront fermés pour éviter la proximité entre les visiteurs. Seules les visites par escaliers jusqu’au second étage seront possibles et le port du masque sera également obligatoire pour tous les visiteurs à partir de 11 ans.

La situation retournera progressivement dans l’ordre normal en fonction de l’évolution de la situation sanitaire.

Dans tous les cas quelle joie de pouvoir se rendre à nouveau prochainement à la Tour Eiffel !

Nos amis de l’Association Eiffel, né à Dijon, que nous saluons ici au passage, ont demandé et obtenu de la Mairie de Dijon que l’indication « né à Dijon » soit ajoutée aux 31 plaques de l’Avenue Gustave Eiffel.

Ce qui a été fait par les services de la Ville le lundi 17 février 2020, en présence du bureau de l’association Eiffel, né à Dijon et de notre membre d’honneur Françoise Colin, qui avaient tenus à être présents afin d’immortaliser ce changement.

L’Avenue Gustave Eiffel a été inaugurée par le Chanoine Kir en 1952. Nous aurons l’occasion de revenir sur les raisons de cet honneur tardif rendu à l’un des plus célèbre fils du pays dans un prochain article.

Espérons que ce petit pas supplémentaire, après les évènements organisés plus tôt cette année dans la ville, saurons faire évoluer le souvenir de notre aïeul dans sa ville natale!

 

Gustave Eiffel, et sa célèbre tour, continuent d’inspirer les auteurs de théâtre, et c’est une très bonne chose. J’avais déjà déjà parlé sur notre site du musical de Marc Deren, La Tour de 300 mètres, et de la pièce sous forme de monologue d’Alexandre Delimoges, Gustave Eiffel, en fer et contre tous. Si l’humour n’était pas absent de ces deux premières oeuvres, c’est l’humour qui est clairement le vecteur principal de Plus haut que le ciel, une comédie pleine de verve et d’énergie de Florence et Julien Lefebvre, qui se joue actuellement au Théâtre Fontaine, sur une mise en scène de Jean-Laurent Silvi.

Sans dévoiler les tournants de l’intrigue, Plus Haut que le Ciel raconte à sa manière l’aventure de la construction de la Tour, avec ses multiples rebondissements, ainsi qu’en parallèle la naissance d’une histoire d’amour. Poussant son père à se lancer dans cette folle aventure, Claire, la fille aînée de Gustave, y tient un rôle central, tout comme son futur mari, Adolphe, pourtant présenté au début de la pièce sous un assez mauvais jour…

En tant que descendant à la fois de Gustave, mais aussi de Claire et d’Adolphe, je dois dire qu’il était un peu déroutant pour moi de voir ces trois personnages, et particulièrement les deux derniers, tenir une place aussi importante dans le récit, et ce avec autant de fantaisie. Mais si les auteurs ont pris un certain nombre de libertés, l’esprit reste juste et les personnages campés par Frédéric Imberty (Gustave Eiffel), Margaux Van Den Plas (Claire Eiffel), Thomas Ronzeau (Adolphe Salles), Axel Blind (Émile Nouguier), Nicolas le Guen (Maurice Koechlin), Jean Franco (excellent dans une multitude de petits rôles) et Héloïse Wagner, sont tous très attachants, y compris pour finir ce pauvre Adolphe (!)

Plus Haut que le Ciel est à découvrir au Théâtre Fontaine jusqu’au 23 février, du mercredi au Samedi à 19h et les Dimanche à 14h. A noter la présence de sous-titres Anglais pour les spectateurs étrangers.

Savin Yeatman-Eiffel

 

A noter la sortie d’un ouvrage très complet sur la carrière de la mère de Gustave Eiffel: « Mélanie Eiffel, mère et femme d’entreprise moderne en Bourgogne » par Véronique Brunet (Ed. du Revermont).

Il est important de rappeler et de souligner, comme le fait Madame Brunet, le profil inhabituel de cette femme de caractère et courageuse femme d’entreprise (à une époque où les femmes restent des exceptions dans le milieu des affaires), qui fut un modèle central et un soutien indéfectible pour son fils Gustave au début de sa carrière d’ingénieur.

Véronique Brunet a eu accès à des archives qui n’avait encore jamais été exploitées, et dont certaines sont reproduites dans son livre. Elle y dresse un portrait fidèle de la carrière de Mélanie, fille d’un négociant en bois qui se lance dans le commerce de la ouille sur les quais de l’Ouche, en prenant soin de replacer son parcours dans le cadre plus général de la révolution industrielle dans la région (achèvement du canal de Bourgogne, liaison ferroviaire avec les mines de charbon d’Epinac etc.)

L’auteur n’oublie Gustave, dont elle décrit également l’enfance assez difficile – placé d’abord chez une grand-mère peu affective, puis en pension par des parents trop occupés par leur activité pour s’occuper directement de lui (Alexandre, son père, seconde sa mère dans l’entreprise familiale).

Un livre conseillé donc à tous ceux qui s’intéressent au développement industriel du 19 ème siècle, tout autant qu’à la genèse de Gustave Eiffel.

Savin Yeatman-Eiffel

 

Présentation de son ouvrage par Véronique Brunet à la Tour Eiffel, le 22 novembre dernier

Veronique Brunet avec Patrick Branco Ruivo, Directeur Général de la Tour Eiffel

 

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