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Actualité

L’ADGE a reçu cette semaine un mystérieux colis sans autre référence que le nom des expéditeurs, les non moins mystérieux: Mad In France, se définissant eux-même comme un groupuscule militant et porteur du manifeste ” Oui à une deuxième Tour Eiffel à Paris”, que nous reproduisons ci-dessous.

Manifeste pour une Deuxième Tour Eiffel à Paris

L’idée, pour farfelue qu’elle soit, mérite bien un article sur notre site. Après tout, pourquoi la Tour, à 125 ans passés, n’aurait-elle pas le droit d’avoir une petite soeur !

Flyer des Mad In Grance

 

Savin Yeatman-Eiffel

Cette année la Dame de Fer fête ses 125 ans. Nous publions cette news le 30 mars 2014, date anniversaire de l’achèvement des travaux de montage, le 30 mars 1889 (soit 26 mois après le premier coup de pioche).

Mais la date anniversaire généralement retenue est celle du 31 mars 1889, au cours de laquelle Gustave Eiffel hissa le drapeau tricolore au sommet de la tour en compagnie d’un groupe de personnalités de l’époque (cf illustration ci-dessous).

Il faudra cependant attendre encore quelques semaines avant l’ouverture officielle au public, le 15 mai 1889. A noter que les ascenseurs entreront en service avec un léger décalage, à partir du 26 mai 1889. Cela n’empêchera pas près de 30.000 spectateurs de gravir la tour à pied dés la première semaine.

Le reste fait parti de l’histoire: 1.950.000 visiteurs au cours des 173 jours que dura l’exposition universelle de 1889, et un succès qui n’a pas été démenti depuis. Symbole de Paris et de la France dans le monde entier, la tour attire aujourd’hui près de 7 millions de visiteurs par an.

Plus d’information sur la Tour Eiffel ici sur notre site.

Savin Yeatman-Eiffel

Gustave Eiffel arborant le drapeau tricolore au sommet de la Tour.  tiré de "L'Exposition de Paris" (1889)

Gustave Eiffel arborant le drapeau tricolore au sommet de la Tour.
tiré de “L’Exposition de Paris” (1889)

 

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L’Association des Descendants de Gustave Eiffel et la Mairie de Dijon ont célébré ensemble le 90ème anniversaire de la mort du grand ingénieur et scientifique. La cérémonie s’est déroulée le vendredi 13 décembre 2013, à 11 heures, quai Nicolas Rollin, lieu de naissance de Gustave Eiffel et emplacement de la statue dédiée à sa mémoire – “le Rêve Ailé” de Robert Rigot, présent lui aussi pour l’occasion.

Bravant courageusement le très grand froid – le sol et les arbres étaient couverts d’une épaisse couche de givre! – un public important de riverains et de passionnés d’Eiffel sont venus assister à l’évènement.

Plusieurs discours, tour à tour informatifs, chaleureux et émouvants, se sont succédés: ceux de Mme Colette Popard, adjointe au maire (ce dernier n’ayant pu, à grand regret, ce joindre finalement à nous); Alain Coupérie-Eiffel, président de l’ADGE; Laurent Grandguillaume, député de la Côte d’or; Savin Yeatman-Eiffel, en charge de l’évènement pour l’ADGE; et enfin Françoise Colin, véritable figure locale, auteur d’un ouvrage sur Gustave Eiffel et première initiatrice de la manifestation.

A l’issu de ces discours, Robert Rigot et Françoise Colin se sont fait remettre leur certificat de “Membre d’Honneur” de l’ADGE, avant qu’un dépôt de gerbes soit effectué par l’ADGE et par le Mairie aux pieds du “rêve ailé”, dont la rénovation prochaine nous a été promise par la Mairie.

 

Robert Rigot, Françoise Colin, Alain Coupérie-Eiffel, Colette Popard, Laurent Granguillaume

Robert Rigot, Françoise Colin, Alain Coupérie-Eiffel, Colette Popard, Laurent Granguillaume

Dosithée Berthelot-Eiffel, Robert Rigot, Sylvain Yeatman-Eiffel, Alain Coupérie-Eiffel, Françoise Colin, Savin Yeatman-Eiffel

Dosithée Berthelot-Eiffel, Robert Rigot, Sylvain Yeatman-Eiffel, Alain Coupérie-Eiffel, Françoise Colin, Savin Yeatman-Eiffel

 

 

 

 

 

 

 

Gerbes de fleurs sous la statue.

Gerbes de fleurs sous la statue.

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Parallèlement aux commémorations organisées par l’ADGE pour fêter les 90 ans de la mort de Gustave EIffel, notamment à Dijon, la Mairie de Levallois a eu l’heureuse idée de célébrer elle aussi cet important anniversaire. Il est vrai que le célèbre ingénieur installa ses ateliers dans la commune dés 1866, y résida longtemps avec sa famille, et y est enterré depuis sa mort le 27 décembre 1923.

Nous étions présents au vernissage de cette exposition particulièrement bien présentée mais malheureusement très courte – du 23 novembre au 8 décembre seulement.

En voici un bref aperçu en image :

L'entrèe très design de l'expo.

L’entrèe très design de l’expo.

Reproduction géante du pont de Garabit

Reproduction géante du pont de Garabit

Buste d'Eiffel par Gustave Crauk

Buste d’Eiffel par Gustave Crauk

 

Savin Yeatman-Eiffel.

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Le vernissage de l’expo. “Merci Gustave” nous réservait une petite surprise: une performance de sculpture en chocolat, donnée par le sculpteur Joël Chatagnon.

Pour la petite histoire, la sculpture a fini chez un de nos petits cousins, qui a promis à grand peine de ne jamais la manger (!)

Joël Chatagnon au travail.

Joël Chatagnon au travail.

 

Savin Yeatman-Eiffel.

Interieur2013

La romancière Elvire de Brissac, descendante d’Eugène Schneider dont le nom figure sur la frise des « 72 savants » qui ceint la Tour Eiffel, a eu la bonne idée d’organiser dans les écuries du chateau d’Apremont-sur-Allier une exposition en l’honneur de Gustave Eiffel jusqu’au 30 septembre 2013. Nous faisons passer l’information en attendant d’avoir le plaisir de nous y rendre nous même. Le chateau d’Apremont-sur-Allier possède par ailleurs un superbe parc floral crée par Gilles de Brissac et ouvert au public depuis 1976.

apremont

 

vernissage-expo-souffleries

A l’occasion des 100 ans de la soufflerie de Gustave Eiffel, père de l’aérodynamique moderne, la Mairie du 16ème présente une passionnante exposition sur l’évolution des souffleries depuis celle construite par Eiffel rue Boileau du 5 avril au 13 avril 2013.

Nous étions présents au vernissage. On découvre notamment au cours de l’exposition une des innovations majeures qu’Eiffel apporte en 1911 à cette science encore balbutiante: le diffuseur (cf. photo ci-dessous).

 

Maquette fonctionelle d'une soufflerie de type Eiffel

Maquette fonctionelle d’une soufflerie de type Eiffel

 

Positionné en sortie de la veine d’essai pour rejoindre le ventilateur, le diffuseur économise les deux tiers de la puissance de l’installation, dépassant à puissance égale les installations de tous ses concurrents. C’est grâce à cette invention qu’il confirme un peu plus tard le “nombre de Reynolds”, un des paramètres indispensables à l’utilisation scientifique des souffleries.

Aujourd’hui le Laboratoire Aérodynamique Eiffel est toujours en activité, alors que les grandes souffleries modernes sont toujours basées selon les principes établis par Eiffel.

Savin Yeatman-Eiffel.

 

Le comité scientifique de l'exposition (Bruno Chatnez, Benoit Blanchard, Jean Paul Bouchet et Gérard Laruelle)

Le comité scientifique de l’exposition
(Bruno Chatnez, Benoit Blanchard, Jean Paul Bouchet et Gérard Laruelle)

 

Le président de l'ADGE en compagnie de notre président d'honneur lors du vernissage.

Le président de l’ADGE en compagnie
de notre président d’honneur lors du vernissage.

 

eclairage-passerelle-eiffel

Sauvée de la destruction par les démarches entreprises par l’ADGE puis par nos amis de l’association “Sauvons la passerelle Eiffel”, la passerelle Eiffel de Bordeaux se pare depuis le 16 juillet d’une superbe scénographie lumineuse conçue par Jean de Giacinto et David Durand avec l’association passerelle Eiffel en maître d’oeuvre. (photo ci-dessus par David Durand)

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2012 sera l’année du centenaire de la création du Laboratoire Aérodynamique Eiffel. Moins célèbres auprès du grand public que sa Tour, les recherches en aérodynamique et en météorologie de Gustave Eiffel ont eu une influence considérable sur le développement de ces sciences.

Mr. André Granet faisait en 1962 l’historique des laboratoires Eiffel en ces termes :

« C’est afin de déterminer les lois de l’aérodynamique qu’Eiffel construisit au Champ de Mars, en 1909, un modeste laboratoire dont la soufflerie avait une veine d’air d’un mètre cinquante de diamètre, de trois mètres de long et où la vitesse de l’air pouvait varier de 5 a 20 m/sec à l’aide d’un moteur de 70 CV alimenté par la station électrique de la Tour. C’est à ce laboratoire que furent effectuées les premières recherches sur les profils d’ailes d’aéroplanes employées par WRIGHT, VOISIN,FARMAN,BLERIOT,puis sur des modèles d’avions complets conçus par ESNAULT-PELTERIE, NIEUPORT, LEVASSEUR. EIFFEL était occupé en 1911 à ses travaux expérimentaux sur les hélices quand il dut quitter le Champ de Mars où commençait de s’élever un nouveau quartier. Il fit alors construire à Auteuil, 67, rue Boileau, un laboratoire beaucoup plus complet, dont la soufflerie comportait une veine d’air de deux mètres de diamètre pouvant atteindre la vitesse de 30 m/sec. C’est ainsi que fut constituée définitivement la soufflerie aérodynamique «type Gustave EIFFEL» à l’aide de laquelle celui-ci a donné à la méthode des recherches aérodynamiques ses normes essentielles. Ce type de souff1erie a été reproduite depuis à de très nombreux exemplaires en France, en Hollande, au Japon, aux Etats-Unis. Certes le diamètre et la vitesse de la veine ont été considérablement augmentés puisque des aéronefs en grandeur réelle peuvent-être soumis à un courant d’air atteignant et même dépassant la vitesse du son, mais les principes n’ont pas variés. »

La soufflerie de 1a rue Boileau n’a cessé de rendre d’immenses services par ses essais aérodynamiques dans de nombreux domaines : Aéronautique, Automobile, Bâtiment, Bateaux, Centrales thermiques, Pont, Radars, etc… La contribution d’Eiffel fut grande, le futur Président du Conseil Pierre-Étienne Flandin, alors Sous-Secrétaire d’Etat à l’Armement le saluait en ces termes à la chambre des députés, le 28 Novembre 1922:

“Je voudrais que vous vous souveniez que l’Aérodynamique est née en France. C’est un grand Français auquel on ne rendra jamais assez hommage M. EIFFEL, qui, le premier, par ses travaux scientifiques, par le premier laboratoire Aérodynamique qu’il a organisé à ses frais a fixé dans le monde et pour le monde entier, les règles de l’Aérodynamique. »

Sur les traces de Gustave Eiffel

 

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Lors de son congrès national, qui se tenait cette année à Dijon, ville de naissance de Gustave Eiffel, la Société d’Entraide des Membres de la Légion d’Honneur a tenu à rendre hommage à notre ancêtre, lui-même officier de la Légion d’Honneur. Le mardi 7 juin 2011 étaient ainsi organisées dans les locaux du Palais des Congrès de Dijon une exposition sur Eiffel, préparée par des élèves de seconde du Lycée de Dijon qui porte son nom; ainsi qu’une conférence sur le grand ingénieur animée par Sylvain Yeatman-Eiffel, président d’honneur de l’ADGE, Savin Yeatman-Eiffel, trésorier de l’ADGE, et Mme Lochot, Directrice des Archives municipales de Dijon.

Au cours de la conférence, à laquelle assistait près de 250 congressistes venus de toute la France, Sylvain Yeatman-Eiffel a rappelé la carrière du célèbre ingénieur, en commençant par son enfance difficile à Dijon. Gustave Eiffel, fait chevalier puis officier de la Légion d’Honneur, était profondément amoureux de la France. Avant d’être honoré lui-même, il a tenu à faire de la Tour Eiffel un panthéon pour tous les grands scientifiques français, dont les noms de 72 d’entre eux ornent les cotés du premier étage de la Tour en grandes lettres d’or en relief de 60 cm de haut.

Sylvain Yeatman-Eiffel a poursuivi son exposé sur l’affaire de Panama et sur les pressions exercées par l’Assemblée Nationale sur le Conseil de l’Ordre pour retirer à Gustave Eiffel sa légion. Tout comme la Justice, le Conseil de l’Ordre ne trouva rien à reprocher à l’honneur de Gustave Eiffel et ira jusqu’à démissionner en block, un cas très rare dans son histoire, pour protester contre ces accusations infondées et les pressions politiques exercées à son encontre.

Innocenté mais profondément blessé par l’affaire de Panama, Gustave Eiffel se retira ensuite des affaires et se consacra jusqu’à la fin de sa vie à d’importants travaux scientifiques de météorologie et d’aérodynamisme. Ces derniers permirent, on l’oublie souvent, des avancées majeure dans le domaine de l’aviation. Comme toujours, Eiffel livra tous les résultats de ses travaux gratuitement à la communauté scientifique. Il accueillit également, avec le même esprit de philanthropie, des projets du monde entier dans la soufflerie qu’il fit construire d’abord aux pieds de la Tour, puis à partir de 1912 rue Boileau à Auteuil, où elle existe encore.

En épilogue, Sylvain Yeatman-Eiffel a rappellé que la ville de Dijon a été plus longue à laver l’honneur bafoué de l’enfant du pays. En plein cœur de l’affaire, la ville avait en effet décidé à la hâte de débaptiser le quai et le pont qui portaient le nom d’Eiffel. Il faudra attendre 1952 pour que le chanoine Kir redonne à une avenue proche du lieu de naissance de notre ancêtre le nom d’Eiffel. Le pont construit par Eiffel à Dijon, lui, a malheureusement été détruit pendant la deuxième guerre mondiale.

La conférence fut poursuivie par une intervention de Savin Yeatman-Eiffel, dressant un rapide bilan des actions de l’ADGE, et d’une présentation en image des lieux d’enfance de Gustave Eiffel par Mme Lochot. Gageons que cette sympathique conférence et cet hommage adressé à Gustave par ses pairs de la Légion d’Honneur dans la ville de son enfance, scellent définitivement la fin de la longue incompréhension entre Dijon et un de ses plus célèbre fils.

Savin Yeatman-Eiffel.

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