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Preview of the feature film « Eiffel » at the Festival du Film Francophone

Pathé invited our President and Vice-Président to the preview of Martin Bourboulon’s new film “Eiffel”, which was screened on the opening night of the Festival du Film Francophone of Angoulème.

Romain Duris, Savin Yeatman-Eiffel, Myriam Larnaudie-Eiffel, Martin Bourboulon

Our association wasn’t directly involved in the production but we were informed on the progress of the shooting by the production. Earlier this year, after a first private screening, we decided to give the film our official support for the way it captured the energy of Gustave Eiffel as an entrepreneur and risk-taker, as well as for Romain Duris’ very convincing portrayal of our ancestor.

It must be pointed out that the movie isn’t a straight biopic but rather a free adaptation of historical events. As its director describes it, it is “a grand love story mixed with an adventure film”. On that account the movie is quite successfull though connaisseurs of the Eiffel Tower and descendants of the main protagonists will certainly be upset at the way the plot sometimes twists historical facts: the central role of Nouguier and Koechlin is totaly ignored, while Adolphe Salles, a key collaborator of Eiffel, is presented as nothing more than a comic relief.

The script makes the presupposition that Gustave Eiffel accidently runs into Adrienne Bourgès, a first love he wasn’t allowed to marry because he didn’t belong to the same social class. In the film, that reunion dramatically alters the course of their lives, directy impacting the construction of the Eiffel Tower in the process. What is very true is that Gustave did have feelings for the beautiful Adrienne and that her wealthy parents did indeed cancel their planned wedding at the last moment. It is also true that Gustave Eiffel did, strangely enough, reconnect with Adrienne’s familly several years later. One of his sons, Edouard, married Adrienne’s niece: Marie Louise. 

After several postponements due to covid-19, the film is due to be released in France on October 13th:

 

La Présidente et le Vice-Président de l’ADGE étaient présents, à l’invitation de Pathé, à l’avant-première du film Eiffel de Martin Bourboulon, qui a fait l’ouverture du Festival du Film Francophone d’Angoulême ce mardi 24 août.

Si notre association n’a pas été directement associée à la production du film, nous avons été tenu au courant du déroulement du tournage par sa productrice Vanessa Van Zuylen. En début d’année, à la suite d’une première projection privée, notre Conseil d’Administration a pris la décision d’apporter son soutien au film, en raison notamment de la manière dont il capture l’énergie de Gustave Eiffel entrepreneur et de l’interprétation très convaincante qu’en donne Romain Duris :

Ce film est pour nous, descendants de Gustave Eiffel, un très bel hommage rendu à notre aïeul. Martin Bourboulon et ses équipes nous présentent un homme profondément humain, retranscrivant avec intelligence le formidable entrepreneur qu’il était, sa proximité avec ses équipes, son audace. C’est cette force de caractère, faite de détermination et sensibilité, qui a permis à Gustave Eiffel de relever l’incroyable défi de la construction de la Tour de 300 mètres, cette Tour qui fascine toujours autant aujourd’hui qu’en 1889 – Association des Descendants de Gustave Eiffel

C’est ce message que notre Présidente, Myriam Larnaudie-Eiffel, a réexprimé sur la scène du  Théâtre d’Angoulême juste avant la projection, en présence de l’équipe du film.

Notre présidente s’exprimant aux côtés de Vanessa Van Zuylen (productrice), Jérome Seydoux (producteur), Martin Bourboulon (réalisateur), Romain Duris (interprète d’Eiffel) et Emma Mackay (interprète d’Adrienne).

Budgété à 23 millions d’euros, Eiffel est un projet d’une rare ampleur pour un film Français. Il  a également connu une très longue gestation: le premier projet a été écrit par Caroline Bongrand il y a vingt ans, suscitant tour à tour l’intérêt de nombreux réalisateurs parmi lesquels Ridley Scott ou Luc Besson. C’est au final la dernière mouture, sous la houlette de la productrice Vanessa Van Zuylen et  du réalisateur Martin Bourboulon, qui a fini par convaincre les investisseurs avec dans les rôles principaux Romain Duris (Gustave Eiffel) et la très belle Emma Makey (Adrienne Bourgès).

On insistera ici sur le fait que le film Eiffel n’est pas un biopic mais une adaptation libre des faits historiques, s’appuyant sur ceux-ci pour les « prolonger et offrir », selon les mots de son réalisateur « le plus généreusement possible le spectacle d’une grande histoire d’amour croisée avec un film d’aventures ». Si sur ce plan il réussit fort bien à tenir son pari, les connaisseurs de le Tour et les descendants des principaux protagonistes seront certainement choqués de certains oublis ou transformations des faits historiques: le rôle central joué par Koechlin et Nougier est ainsi quasiment occulté, alors qu’Adolphe Salles, pourtant polytechnicien et proche collaborateur d’Eiffel, est réduit à une simple figure humoristique.

Le présupposé du scénario est que Gustave recroise en 1886 un ancien amour de jeunesse (Adrienne Bourgès) dont les parents lui avaient autrefois refusé la main. Dans le film, cette rencontre bouleverse leurs vies et joue un rôle insoupçonné dans la construction de la Tour Eiffel.

S’il y a donc une très large part de fiction dans le film, les scènes de construction de la Tour, notamment les systèmes mis en place pour équilibrer les quatre pilliers les uns par rapport aux autres au moment de la jonction du premier étage, ou l’utilisation des caissons à air-comprimé pour les fondations des piliers nord et ouest, sont fort bien reconstituées.

Il est également absolument véridique qu’Adrienne Bourgès, fille de l’important négociant qui fournissait le chantier du pont de Bordeaux en bois (chantier dont Gustave Eiffel était le maitre d’œuvre de 1858 à 1860), a été un amour de jeunesse important pour notre ancêtre. Les deux jeunes gens s’appréciaient et devaient se marier jusqu’à ce que les parents d’Adrienne, après avoir enquêtés sur les origines familiales de Gustave, décident que le jeune ingénieur n’avait pas un statut social suffisant pour leur fille, et annulent le mariage au tout dernier moment. Il est aussi tout à fait vrai qu’en dépit de cette désagréable mésaventure les liens entre Eiffel et la famille Bourgès se sont renoués par la suite : un de ses fils, Edouard, a épousé la nièce d’Adrienne, Marie-Louise.

Nous attendons avec intérêt de voir l’accueil que le public réservera à la sortie du film, plusieurs fois repoussée en raison de la situation sanitaire, et fixée désormais au 13 octobre 2021.

Savin Yeatman-Eiffel