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Avant-première du film « Eiffel » au Festival du Film Francophone d’Angoulême

La Présidente et le Vice-Président de l’ADGE étaient présents, à l’invitation de Pathé, à l’avant-première du film Eiffel de Martin Bourboulon, qui a fait l’ouverture du Festival du Film Francophone d’Angoulême ce mardi 24 août.

Romain Duris, Savin Yeatman-Eiffel, Myriam Larnaudie-Eiffel, Martin Bourboulon

Si notre association n’a pas été directement associée à la production du film, nous avons été tenu au courant du déroulement du tournage par sa productrice Vanessa Van Zuylen. En début d’année, à la suite d’une première projection privée, notre Conseil d’Administration a pris la décision d’apporter son soutien au film, en raison notamment de la manière dont il capture l’énergie de Gustave Eiffel entrepreneur et de l’interprétation très convaincante qu’en donne Romain Duris :

Ce film est pour nous, descendants de Gustave Eiffel, un très bel hommage rendu à notre aïeul. Martin Bourboulon et ses équipes nous présentent un homme profondément humain, retranscrivant avec intelligence le formidable entrepreneur qu’il était, sa proximité avec ses équipes, son audace. C’est cette force de caractère, faite de détermination et sensibilité, qui a permis à Gustave Eiffel de relever l’incroyable défi de la construction de la Tour de 300 mètres, cette Tour qui fascine toujours autant aujourd’hui qu’en 1889 – Association des Descendants de Gustave Eiffel

C’est ce message que notre Présidente, Myriam Larnaudie-Eiffel, a réexprimé sur la scène du  Théâtre d’Angoulême juste avant la projection, en présence de l’équipe du film.

Notre présidente s’exprimant aux côtés de Vanessa Van Zuylen (productrice), Jérome Seydoux (producteur), Martin Bourboulon (réalisateur), Romain Duris (interprète d’Eiffel) et Emma Mackay (interprète d’Adrienne).

Budgété à 23 millions d’euros, Eiffel est un projet d’une rare ampleur pour un film Français. Il  a également connu une très longue gestation: le premier projet a été écrit par Caroline Bongrand il y a vingt ans, suscitant tour à tour l’intérêt de nombreux réalisateurs parmi lesquels Ridley Scott ou Luc Besson. C’est au final la dernière mouture, sous la houlette de la productrice Vanessa Van Zuylen et  du réalisateur Martin Bourboulon, qui a fini par convaincre les investisseurs avec dans les rôles principaux Romain Duris (Gustave Eiffel) et la très belle Emma Makey (Adrienne Bourgès).

On insistera ici sur le fait que le film Eiffel n’est pas un biopic mais une adaptation libre des faits historiques, s’appuyant sur ceux-ci pour les « prolonger et offrir », selon les mots de son réalisateur « le plus généreusement possible le spectacle d’une grande histoire d’amour croisée avec un film d’aventures ». Si sur ce plan il réussit fort bien à tenir son pari, les connaisseurs de le Tour et les descendants des principaux protagonistes seront certainement choqués de certains oublis ou transformations des faits historiques: le rôle central joué par Koechlin et Nougier est ainsi quasiment occulté, alors qu’Adolphe Salles, pourtant polytechnicien et proche collaborateur d’Eiffel, est réduit à une simple figure humoristique.

Le présupposé du scénario est que Gustave recroise en 1886 un ancien amour de jeunesse (Adrienne Bourgès) dont les parents lui avaient autrefois refusé la main. Dans le film, cette rencontre bouleverse leurs vies et joue un rôle insoupçonné dans la construction de la Tour Eiffel.

S’il y a donc une très large part de fiction dans le film, les scènes de construction de la Tour, notamment les systèmes mis en place pour équilibrer les quatre pilliers les uns par rapport aux autres au moment de la jonction du premier étage, ou l’utilisation des caissons à air-comprimé pour les fondations des piliers nord et ouest, sont fort bien reconstituées.

Il est également absolument véridique qu’Adrienne Bourgès, fille de l’important négociant qui fournissait le chantier du pont de Bordeaux en bois (chantier dont Gustave Eiffel était le maitre d’œuvre de 1858 à 1860), a été un amour de jeunesse important pour notre ancêtre. Les deux jeunes gens s’appréciaient et devaient se marier jusqu’à ce que les parents d’Adrienne, après avoir enquêtés sur les origines familiales de Gustave, décident que le jeune ingénieur n’avait pas un statut social suffisant pour leur fille, et annulent le mariage au tout dernier moment. Il est aussi tout à fait vrai qu’en dépit de cette désagréable mésaventure les liens entre Eiffel et la famille Bourgès se sont renoués par la suite : un de ses fils, Edouard, a épousé la nièce d’Adrienne, Marie-Louise.

Nous attendons avec intérêt de voir l’accueil que le public réservera à la sortie du film, plusieurs fois repoussée en raison de la situation sanitaire, et fixée désormais au 13 octobre 2021.

Savin Yeatman-Eiffel